LECOQ Sandra WOLSKA Tatiana

Sérigraphie, 2025
H. 42 x L. 29,7 cm
No 1/60 exemplaires
Éditeur : Olivier Bral
Collection : GAC
Numéro d’inv. : G-2025-02

Sérigraphie réalisée dans le cadre de l’exposition au GAC
de Sandra Lecoq et Tatiana Wolska du 27 septembre au 23 novembre 2025

Disponible

Sandra Lecoq, née en 1972 à Penja au Cameron - Vit et travaille à Nice et obtient en 1996 le DNSEP-EPIAR de la Villa Arson à Nice. « Être artiste, c’est coller ma rage à la hauteur de ma joie, travailler à une illusoire mais sémillante éternité. C’est en tous les cas, toujours essayer de gagner en humanité ».
L'usage des techniques dites « féminines » (couture, tressage) dans le travail de Sandra Lecoq affirme d'emblée son intérêt pour les questions liées aux identités sexuelles. S'appuyant sur son expérience relationnelle, familiale, sociale, elle met en place un langage artistique qui puise ses formes jusque dans l'intime. On trouve dans ses œuvres, les visages familiers, le sien, celui de son fils, de son compagnon, ils côtoient les crânes, les majeurs levés et les dessins d'enfants.
Sandra Lecoq tresse et coud des bouts de tissus de toutes les couleurs, et les dispose ensuite dans toute la pièce, que ce soit par terre ou sur les murs. Dans l’urgence de la vie qui file, le geste est rapide, la colle fait des taches, les taches dessinent des ombres, la colle amalgame et fossilise dans le travail qui se fait, couleurs, poils de chiens, cheveux d’anges, poussières d’atelier et cendres de cigarettes.
Si elle nimbe ses personnages d’un rose lénifiant, ils n’en sont pas moins inquiétants pour autant. Leur triste ronde est pourtant féerique et de cette humanité fracassée se dégage une joie bon enfant que ne ternit pas les corps tout en bouche, les gnomes écoliers et les animaux débonnaires. Avec l’art du patchwork que l’artiste pratique à ravir depuis bien longtemps, elle construit, anime et assemble, l’élégance à la misère, le grotesque à la poésie, pour nous emporter, heureux, finalement, dans une étrange farandole.


Tatiana Wolska, née en 1977 en Pologne - Vit et travaille à Bruxelles et obtient en 1996 le DNSEP-EPIAR de la Villa Arson à Nice. Lauréate du Grand Prix du Salon de Montrouge, elle est invitée par la Fondation Pierre Bergé pour une exposition personnelle au Palais de Tokyo en 2014 et sort également lauréate du prix Drawing Now en 2024.
Tatiana Wolska développe une pratique multidisciplinaire caractérisée par la croissance organique et la prolifération des formes. Ses dessins et sculptures, liés par un dialogue constant, témoignent d'une recherche sur la sinuosité des courbes, l'émergence d'éléments organiques et l'hybridation des objets. Bouteilles en plastique, clous ou rebuts de bois sont autant de substances matricielles au service d’un mouvement d’amplification et de croissance. Les dessins de Tatiana Wolska évoquent le vivant (plantes, muscles, organes, cheveux, ou micro-organismes) et placent la question du corps au centre de ses préoccupations. Flirtant avec l'invisible et avec l'intime, elle déploie un univers à la frontière du réel et de l’abstraction.

Une exposition au GAC placée sous la complicité des deux artistes, une conversation sans paroles entre elles. Elles unissent leurs forces pour transformer cet espace en caisse de résonance, aussi poétique que politique. Dans le travail de Tatiana Wolska réside une mémoire organique. Elle fait sortir ce qui est caché à l’intérieur. Comme mettant au monde une idée, une éclosion du dessin en dehors de sa feuille A4. L’artiste répond à un besoin de spontanéité et de faire corps.
En écho à Tatiana Wolska, Sandra Lecoq se tourne sur l’auto-dérision. Ses figures font le mur comme des acrobates tragi-comiques. Cela propulse cette manifestation poético-politique à un autre niveau : celui de la liberté. Sandra Lecoq va jusque dans la couleur qui peut-être aussi séduisante que kitch.





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