GOLUB Léon - Hommage à David

Lithographie, 1989, H. 75 x L. 105,5 cm
Editeur : Atelier Solo Press - New York
N° 14/100
Collection : État
Numéro d'inventaire : D-2006.1.16 / FNAC 89 021/
Dépôt du Centre national des arts plastiques. Dépôt du Département de l'Ardèche. Fait partie d'une série intitulée « Estampes et Révolution, 200 ans après », commande publique du Ministère français de la Culture à l'occasion du Bicentenaire de la Révolution française.
J'ai trop de succès, je suis déjà empruntée ! Bientôt de retour...

Leon Golub est un peintre américain né en 1922 à Chicago et décédé en 2004 à New York. Diplômé d'histoire de l'art en 1942, intéressé par l'art dit « primitif », indien et précolombien, il bénéficie, en tant qu'ancien G.I., d'une bourse à l'Art Institute de Chicago. Il est convaincu qu'un lien avec le monde et l'actualité est essentiel pour que la peinture signifie quelque chose du présent. Il peint d'abord des figures singulières, noircies, représentant des rois, des shamans ou des êtres mutants : The Bug (1953), Prince Sphinx (1955). Entre 1959 et 1964, il séjourne à Paris avec l'espoir que la France sera plus réceptive à son travail (en vain). Mais ce séjour lui permet d'apprendre la peinture d'histoire. De retour aux États-Unis, il réalise sur la guerre du Viêt Nan (contre laquelle il milite) Napalm et Vietnam figurant des scènes brutales. Antimilitariste, LeonGolub s'est efforcé durant toute sa vie de dépeindre les actes de terrorisme gouvernemental, de traquer les divers modes d'oppression, d'exclusion, de racisme et d'homophobie.

Golub procède au recyclage d'une image en la détournant de sa fonction d'origine. Hommage à David reprend des éléments du tableau et l'étude du Serment des Horaces* de Louis David (1748-1825). Cette oeuvre constitue le manifeste d'un style nouveau : le néoclassicisme. Fortement déformés, les personnages expriment une certaine tension et un effort pour l'engagement politique qui est l'acte fondateur du processus révolutionnaire de transformation du monde à venir.

* Au VIIe siècle av. J.-C., les trois frères Horace, choisis par les Romains pour défier les Curiaces, champions des Albains, jurent de vaincre ou de mourir. Ils reçoivent de leur père les armes du combat, tandis que les femmes de la famille n'écoutent que leur douleur.

Bibliographie :
Estampes et Révolution, 200 ans après, cat. exp. Centre national des arts plastiques, 27 juin-27 août 1989, ministère de la Culture et de la Communication, 1989, p. 48-49.
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