Sérigraphie, 2026
Éditeur : Olivier Bral
H. 42 × L. 59,4 cm
No 26/40
Collection : GAC
Numéro d’inv. : G-2026-05
Édition du GAC dans le cadre de l’exposition de Quentin SPOHN
au GAC du 11 septembre au 8 novembre 2026
Cette édition d’estampe a bénéficié du soutien du Centre national des arts plastiques (Cnap) dans le cadre du programme Artothèques en ruralités.
Prix de vente : 150 €
Quentin Spohn est un artiste français né en 1984 à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, il entre à l’École supérieure des arts et techniques en 2004, dont il sort diplômé en 2007, avant d'intégrer l’année suivante la villa Arson, pour travailler la peinture. Quentin Spohn vit et travaille à Nice.
Il explore l’art avec la peinture, avec particulièrement les œuvres de Jérôme Bosch, Pieter Bruegel, Joachim Beuckelaer mais aussi Pieter Aertsen. Cette fascination pour la peinture est devenue presque paralysante pour lui. C’est comme ça qu’il se tournera plus vers le dessin afin de procéder autrement. Selon lui le dessin c’est au sens large, il parle de travail avec des outils classiques comme le fusain, le graphite mais aussi de l’aquarelle et de la gouache.
Les dessins à la pierre noire de Quentin Spohn se construisent à partir d'une multitude de détails qui s'organisent et composent d'imposantes fresques. À la croisée de la chronique de l'époque et du recueil des obsessions de l'artiste, cette œuvre qui s'en réfère aux maîtres de l'anticipation sociale (J. G. Ballard en chef de file) autant qu'à la peinture figurative américaine, pose un univers dystopique et anxiogène. Il se compose également d'éléments empruntés à l'actualité et à la « culture numérique ». La grille des jeux vidéos de plateau, par exemple, peut venir soutenir un ensemble baroque d'éléments en tous genres. Des personnages identifiables sont également mis en scène dans des compositions étranges, à l'image de ce Jérôme Kerviel embrumé d'un torrent de chiffres et posté sur une liasse de billets. Les dessins de Quentin Spohn s'imposent à l'espace en se déployant en très grand format (dessin sur toile) ou en se donnant à voir dans des ensembles composites. Ils semblent inviter à une plongée dans la masse infinie de données qui nourrit la vie de l'artiste comme celle de chacun.
Dans cette sérigraphie, il fait écho à l'œuvre de l’artiste Larry Rivers “Hommage à mai 68” présentée au Cyclop. Cette oeuvre représente des manifestants et s’inspire directement des manifestations des gilets jaunes.