Risographie, 2026
Éditeur : Aponia
H. 29,7 × L. 42 cm
No
Collection : GAC
Numéro d’inv. : G-2026-04
Édition du GAC
Cette édition d’estampe a bénéficié du soutien du Centre national des arts plastiques (Cnap) dans le cadre du programme Artothèques en ruralités.
Prix de vente : 90 €
Elzévir est un artiste stéphanois né en 1966, qui a étudié à l’école des Beaux-Arts de Saint-Étienne. Depuis, il n’a cessé de peindre et de dessiner les gens qu’il observe et qui l’entourent. Elzévir a choisi de représenter l’humain à l’échelle réelle, voire supérieure parfois, engageant ainsi le spectateur dans une confrontation immédiate avec le sujet. L’enjeu de son travail artistique est d’enregistrer le mouvement des corps, les attitudes, les démarches. Sa peinture se fait l’écho d’une réalité sans la juger. Elzévir est un flâneur, un regardeur qui observe le monde avec tendresse, sans ironie.
Sa démarche artistique explore de larges facettes du quotidien et du vivant.
Elzévir dont le travail porte principalement sur la figure humaine, l'anthropologie sociale et la représentation du réel, a également réalisé une série remarquée de natures mortes.
Dans le monde des tableaux d’Elzevir, les connexions extra-picturales, qu’elles soient socio-culturelles ou historiques, les traits typiques qui créent si facilement du « récit », de l’anecdote, s’évanouissent. Seuls subsistent des détails isolés, solitaires, quelque peu énigmatiques, dans l’exacerbation de leur matérialité, de leur présence sensible : comme le feraient, en somme, des faits. Leur présence matérielle indubitable, incontestable, évidente, ne nécessite pas d’inscription anecdotique, de cohérence narrative, de story-telling. Ils sont tout entier là où ils sont, ils nous sont donnés à la manière des choses.
Cette économie et cette absence d’événements, ce refus radical des histoires, cette - apparente - absence de contextualisation et d’inscription de l’événement dans le représentable génèrent un état de vide. Un vide paisible, objectif, inaltérable. Mais ce vide même souligne de manière paradoxale la nécessité esthétique d’inscrire les motifs dans une structure de pensée, de relier le pur perçu aux représentations, d’en explorer la possible pertinence métaphorique. Les réalités picturales conçues par l’artiste se présentent comme un pur donné, une réalité objective à l’instar des choses, un état dépourvu d’intention, passif et inaltérable. Tout le paradoxe est que cet état objectif de vide possède des vertus énigmatiques, poétiques, suggestives, d’où surgit, en dernière instance, l’aura.